IVA est (un) duo fait d’une voix instrumentale et du tableau d’une
contrebasse. Formant une couverture au silence autant qu’à la parole,
la musique s’avance sentimentale, faite de rencontre d’accidents,
de disponibilité d’inconvénients, de délices inattendus, loin dans
les histoires de musique, histoires de la musique, très loin même,
quasiment au début de la musique.
Malgré tout le dégoût que peut inspirer à certains dont nous faisons partie l’église, avec ses odeurs de gras, ses relents de labeur au service d’esclavagistes spirituels qui les ont fait construire, ce qui, en vérité, épate bien plus que la beauté des bâtiments, nous avons été d’abord séduits en entrant par les crocs de fraîcheur enfoncés jusqu’aux os en plein poids des étés périgourdins.
Cet accueil chaleureux a d’autant plus forcé le respect que nous étions venus sans permission pour voler les sons d’un endroit sans discrétion.
Ce que vous écouterez si le disque fonctionne veut dire un peu d’aguets pendant l’abandon.
Sur le chemin de l’écoulement, dans tout le sombre intérieur du tuyau qui mène là où l’on a demandé à l’eau de déboucher, une petite déchirure depuis
la paroi, d’une perturbation soudaine, a forcé la curiosité en imposant l’épanchement en cours de route. Et là où va cette musique dans un temps, avant d’atteindre l’issue d’un conduit de temps, nous avons surveillé par où jaillir et y sommes joyeusement précipités.